Dans la culture hip hop, le graffiti est une forme d’expression urbaine prégnante, qui puise son inspiration dans la rue. Ce type de graffiti est né à New York à la fin des années 1960, par l’apparition de tags, notamment dans les métros et trains de banlieue. Face à l’importance de ces tags, certains ont développé un style afin de se démarquer, par des lettres pleines notamment.
Le graffiti, en plus de sa dimension de détournement de la publicité urbaine omniprésente, s’est généralisé en une tentative de détournement général du milieu urbain ; des graffeurs new-yorkais ont alors commencé à voyager et à apporter cette pratique en Europe. La scène européenne s’est développée avec notamment Futura 2000 au début des années 1980 ; puis elle s’est écartée du style new-yorkais avec des graffeurs tels que Bando ou Mode2 ou BAR.
Aujourd’hui le mouvement graffiti se compose de différentes personnalités aux ambitions très variables. Les graffeurs agissent seuls ou en équipe (crew), comme les BBC, 156, CTK, VEP, 90DBC, UV, TPK, CMP, et les VLB.
TAGS ET GRAFFITIS
Le graffiti se compose de nombreux courants et techniques (wildstyle, freestyle, 3D, flops, méca, end to end, etc.), qui, sans se mélanger, se recoupent. Certains tageurs opèrent dans un style dit hardcore, qui consiste à laisser sa marque sur les murs des villes sous formes de signatures, ou tags, plus ou moins travaillées, de chromes (peinture massive sans détails, généralement bicolore en noir et chrome), de flops ou de throws-up (lettrage exécuté rapidement généralement d’un seul trait, qui doivent leur nom à leur forme très arrondie).
Le but est d’impressionner, plus par la difficulté et les risques courus par la pose du graffiti sur un support exposé, que par la qualité visuelle.
Il est là difficile de parler d’art car la pose de ces graffitis entraîne une dégradation de plus en plus visible de certains bâtiments, lesquels, par cet aspect délabré, entretiennent la laideur des zones périurbaines et des banlieues, source de mal-être pour ses habitants.
Les villes de France consacrent du reste une partie de leur budget municipal au nettoyage des bâtiments « tagués », d’autant plus quand ils sont anciens et historiques ou neufs (voir plus bas). Cette démarche artistique n’est pas encore bien comprise des personnes non averties. Les artistes français les plus talentueux dans cet aspect du Graffiti sont entre autres COLORZ, SIGN, SQUAT, PSY, JONONE, SMAT, NASTY, SLICE, O’CLOCK, TRANE, BABOO, EKER, MOZE, SIER, LT27 Crew, GT, etc…. Ce mouvement peut aussi prendre une dimension politique dans des pays opprimés, on se souvient notamment du mur de Berlin.
D’autres grapheurs, cependant, tendent à une démarche réellement artistique, créent des fresques aux couleurs multiples et aux formes compliquées, retraçant sur les murs et les trains une certaine vision du monde qui les entourent. Parmi les artistes actuellement reconnus sur la scène française du graffiti, on peut citer André, la trumac . Le graffiti possède une variété de style, d’écoles, telles que le style New-Yorkais, Européen ou Allemand, plus axé sur un travail de 3D.
Bien que le graffiti puisse être considéré comme un jeu ou un acte narcissique adolescent il peut constituer un art à part entière, le graff authentique, celui de Darco par exemple, ne reproduit que de la calligraphie pure, jamais de personnages, il constitue aussi un des volet de l’art éphémère, partie importante de l’art contemporain, et a été à l’origine du travail de peintres contemporains comme Jean-Michel Basquiat qui n’a jamais fait de graffiti, il faut le savoir ; et Cy Twombly ou encore les artistes du mouvement dit Figuration Libre, ce qui explique que, de plus en plus souvent, le graffiti trouve une place légale et acceptée sur des supports qui lui sont consacrés.




