Vision

 

Né au milieu des années 70 aux Etats-Unis, dans le Bronx (New York), en plein cœur du ghetto, et de toutes les formes de violences, ce mouvement sera le point de rencontre de diverses cultures et expressions artistiques.

De manières générale, on divise le Hip Hop en 4 principales disciplines : la danse, le graffiti, le DJ’ing et le Rap.

C’est Afrika BAMBAATAA qui fonde la « Zulu Nation », porteuse du message Hip Hop et censé assurer sa diffusion planétaire, dont il édicte les 20 lois et règles. Un mot d’ordre : « Transformer l’énergie négative des gangs en énergie positive et constructive au travers de la nouvelle culture de la rue ».

Le Hip Hop est né : culture du mouvement, il se définit rapidement comme force de résistance, mouvement rebelle qui se développe parallèlement à la culture officielle. Des ambassadeurs de la « Zulu Nation » sont nommés à travers la planète pour proposer les valeurs égalitaires et non violentes dont il est porteur.

Le mouvement Hip Hop est donc avant tout un état d’esprit : respect de soi et respect des autres. Peu importe la couleur, la religion, les convictions politiques. La Nation est internationale. Elle a des membres dans le monde entier. Ses codes : pas de violence, pas de drogue. Les valeurs sont positives. Même si la vie est dure, il faut respecter l’autre et transformer la violence en défi artistique.

Le mouvement regroupe aujourd’hui plusieurs générations, et même s’il demeure pour une partie un phénomène de mode récupéré à des fins commerciales ou rejeté pour sa dimension rebelle qui effraie encore certaines institutions, il ne cesse de se renouveler et son poids dans le champs culturel s’accroît, le rendant par là même toujours plus incontournable.

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Principales Disciplines 

Danse

Les Funk Styles

  La  danse Hip Hop, et plus particulièrement les Funk Styles, sont nés dans les années 1970 en Californie sur la côte Ouest des Etats-Unis. Ces danses, notamment le Locking, le Wacking, le Popping et le Boogaloo furent plus tard connectées puis assimilées à la culture « Hip Hop » New-Yorkaise.

 

Les différents styles de danses Hip Hop : Popping

Le Popping et le Boogaloo furent créés par Boogaloo Sam, qui créa les « Electric Boogaloos ». Son frère, Popin’Pete, parrain de Taka Mouv’, s’exprime en ces termes :

« In the 80’s when streetdancing blew up, the media often incorrectly used the term « breakdancing » as an umbrella term for most the streetdancing styles that they saw. What many people didn’t know was this within these styles, other sub-cultures existed, each with their own identities. Breakdancing, or bboying as it is more appropriately known as, is known to have its roots in the east coast and was heavily influenced by break beats and hip hop.
The term « funk styles » was coined to give what we do it’s own identity and separate it from hip-hop. Popping, locking and boogaloo were styles that were created in the WEST COAST during the FUNKERA, and while these styles were adopted into the hip-hop movement, its roots should still be recognized as pure funk. Hence the term, FUNK STYLES. »
Popin’ Pete, Electric Boogaloos  « What is Funk Styles ?« 

Traduction de l’américain par Redlocks :

« Dans les années 80, quand les danses de rue explosèrent, les medias ont souvent incorrectement utilisé le terme « breakdancing » comme un terme général pour toutes les danses de rue qu’ils pouvaient voir. Ce que les gens ne savaient pas, c’est qu’à l’intérieur de ces styles, d’autres sous cultures existaient, chacune avec sa propre identité. Le Breakdancing, ou B.Boying comme il est plus approprié de dire, a pris ses racines dans la côte Est et a été largement influencé par les break beats et le mouvement Hip Hop.
Le terme « Funk Styles » a été inventé pour donner sa propre identité à ce que nous faisons, et le séparer du Hip Hop. Popping, Locking, et Boogaloo sont des styles qui ont été crées sur la côte Ouest à l’époque du Funk, et alors que ces styles ont été inclus dans le mouvement Hip Hop, leurs racines doivent être reconnues comme le Funk exclusivement. Désormais, utilisez le terme Funk Styles.« 

Rap

Il y a quelques enregistrements qui datent du début des années 1970 avec quelques groupes confidentiels dont les Last Poets ainsi que Gil Scott Heron. Il s’agit à cette époque de déclamation de discours sur des rythmes battus par des tambours africains avec la négritude comme thème de prédilection. C’était un style de musique appelé « spoken word », style venant à la base des prisons américaines, qu’on peut considérer comme un des ancêtres du rap.

Le Hip Hop, lui, est né en 1974 avec DJ Kool Herc, et les premiers raps étaient faits par des MC (Maitres de Cérémonie) qui faisaient des rimes toutes simples pour mettre l’ambiance en soirée.

En 1979, le premier tube rap sort en 45 tours, c’est Rapper’s Delight du Sugarhill Gang. Les rappeurs y sont accompagnés par un orchestre funk et il ne s’agit que d’une vulgaire caricature de la révolution qui se prépare dans les rues New Yorkaises. On peut noter aussi la parution de Magnificient Seven en 1980 du groupe punk anglais The Clash.

En 1982, The Message de Grandmaster Flash fut la révolution annoncée. Il s’agit du premier tube hip hop, une culture de rue qui était alors composée principalement de danse et de DJ-ing. Il est d’ailleurs curieux que, malgré le fait que ce soit le rappeur Melle Mel qu’on entend sur l’enregistrement, le titre est crédité du nom de Grand Master Flash (le DJ – concepteur sonore). Le rappeur n’avait pas le rôle de premier plan qu’il a aujourd’hui.

Les années 1980 furent celles de l’explosion du rap avec des groupes politiques comme Public Enemy ou entertainment comme Run-DMC. Dans la lignée du Do It Yourself des punks New-Yorkais (le hip hop fut d’abord surnommé le « punk noir »), les rappeurs rappaient sur des rythmes synthétiques et brutaux, issus de boîte à rythmes bon marché).

Il s’agit d’une véritable musique populaire de rue qui développait ses propres thèmes : d’une part sous l’influence de la Universal Zulu Nation (ou plus communément appelée Zulu Nation) d’Afrika Bambaataa qui voyait dans le hip hop le moyen d’éloigner les jeunes des drogues et des gangs et d’émuler leur créativité, d’autre part en tant que témoignage d’une vie difficile (rap « hardcore »).

Initialement issu des quartiers défavorisés, le rap à ses débuts est souvent un exutoire au mal-être et aux revendications des jeunes qui les habitent. Les propos violents ou crus sont fréquents, volontiers provocateurs (Fuck tha Police de NWA ou C’est clair de NTM). Le rap est donc accueilli par le grand public plus comme un phénomène social que comme une forme artistique à part entière. Il faut attendre l’émergence d’artistes tels que MC Solaar ou IAM en France pour que le rap sorte enfin de son ghetto et soit reconnu comme un courant musical influent.

Djing

Le  DJing est né dans le Bronx, grâce à la culture Zulu Nation au début des années 1980. KOOL HERC fut le premier DJ qui mixa deux disques réellement ensemble pour la première fois, avec deux disques réglés exactement sur le même BPM (Beat Per Minute ou tempo) et superposés de façon à faire un enchaînement sur la même base rythmique (le rythme ne change pas, mais le morceau de musique change). Puis vient ensuite le scratch, il fut inventé par DJ Grandwizard Theodore et popularisé par Grand Mixer DXT et Herbie Hancock dans le titre Rock it. Depuis les DJ n’ont cessé de créer de nouvelles techniques de maniement des disques et des tables de mixage.
La technique la plus récente est le Beat Juggling ou pass-pass (le jonglage des rythmes). Cette technique permet avec deux disques identiques de recréer une version différente de l’original en manipulant simultanément ceux-ci par découpage et réarrangement pour former des boucles et de nouvelles phases musicales.
Dj Babu fut le premier à utiliser le mot Turntablism pour désigner son art. L’utilisation de ce terme aura un grand echo dans le monde du « DJ-ing ».

Vocabulaire :
On peut trouver dans le vocabulaire du DJ un certain nombre de termes techniques :

  • cellule: tête de lecture d’une platine vinyl
  • cross-fader: fader placé horizontalement sur une table de mixage permettant de basculer d’une voie à l’autre (la courbe de fondu peut être linéaire, exponentielle, tout ou rien et/ou réglable selon le modèle)
  • CUE: point de départ de la lecture sur un lecteur CD
  • fader: bouton à glissière permettant de modifier le volume sonore d’une voie.
  • feutrine: sorte de tapis intercalé entre le vinyl et le plateau de la platine permettant de faire glisser le vinyl sans dommage. Ainsi pour faire Pause, un DJ jouant sur vinyls utilise rarement la touche Play/Stop. Pour arrêter un morceau… il pose ses doigts sur le disque, qui doit donc pouvoir glisser sur la feutrine ou slipmate). Il peut alors le lancer (throwing) dans le rythme.
  • loop: boucle sonore composée d’un point d’entrée (loop-in) et d’un point de sortie (loop-out)
  • pitch: mécanisme (potentiomètre ou boutons) d’une platine (vinyl ou CD) permettant de modifier la vitesse de lecture (modification exprimée en pourcentage par rapport à l’original). Son réglage permet ainsi de synchroniser les beats de deuxs morceaux (entrant et sortant).
  • versus: remix mixant la version a capella d’un morceau avec l’instrumental d’un autre
  • white label: vinyl ne portant pas d’étiquette : il s’agit généralement d’un morceau produit par un DJ peu connu, et pressé en faible nombre d’exemplaires. Exemple : dans le cas d’une future bombe dancefloor, il permet d’évaluer le potentiel club du skeud (disque) avant pressage sous un vrai label. La plupart des bootlegs sont pressés en white.
  • sample : en français échantillon. Le sample est court extrait ou une partie d’un morceau de musique, joué en boucle ou par intermittence. Il peut être déformé pour atteindre l’effet recherché.

Graffittis, Tags

  Le graffiti, dans la culture hip hop, est une forme d’expression urbaine prégnante, qui puise son inspiration dans la rue. Ce type de graffiti est né à New York à la fin des années 1960, par l’apparition de tags, notamment dans les métros et trains de banlieue. Face à l’importance de ces tags, certains ont développé un style afin de se démarquer, par des lettres pleines notamment.

Le graffiti, en plus de sa dimension de détournement de la publicité urbaine omniprésente, s’est généralisé en une tentative de détournement général du milieu urbain ; des graffeurs new-yorkais ont alors commencé à voyager et à apporter cette pratique en Europe. La scène européenne s’est développée avec notamment Futura 2000 au début des années 1980 ; puis elle s’est écartée du style new-yorkais avec des graffeurs tels que Bando ou Mode2 ou BAR.

Aujourd’hui le mouvement graffiti se compose de différentes personnalités aux ambitions très variables. Les graffeurs agissent seuls ou en équipe (crew), comme les BBC, 156, CTK, VEP, 90DBC, UV, TPK, CMP, et les VLB.

TAGS ET GRAFFITIS

Le graffiti se compose de nombreux courants et techniques (wildstyle, freestyle, 3D, flops, méca, end to end, etc.), qui, sans se mélanger, se recoupent. Certains tageurs opèrent dans un style dit hardcore, qui consiste à laisser sa marque sur les murs des villes sous formes de signatures, ou tags, plus ou moins travaillées, de chromes (peinture massive sans détails, généralement bicolore en noir et chrome), de flops ou de throws-up (lettrage exécuté rapidement généralement d’un seul trait, qui doivent leur nom à leur forme très arrondie). Le but est d’impressionner, plus par la difficulté et les risques courus par la pose du graffiti sur un support exposé, que par la qualité visuelle.

Il est là difficile de parler d’art car la pose de ces graffitis entraîne une dégradation de plus en plus visible de certains bâtiments, lesquels, par cet aspect délabré, entretiennent la laideur des zones périurbaines et des banlieues, source de mal-être pour ses habitants. Les villes de France consacrent du reste une partie de leur budget municipal au nettoyage des bâtiments « tagués », d’autant plus quand ils sont anciens et historiques ou neufs (voir plus bas). Cette démarche artistique n’est pas encore bien comprise des personnes non averties. Les artistes français les plus talentueux dans cet aspect du Graffiti sont entre autres COLORZ, SIGN, SQUAT, PSY, JONONE, SMAT, NASTY, SLICE, O’CLOCK, TRANE, BABOO, EKER, MOZE, SIER, LT27 Crew, GT, etc…. Ce mouvement peut aussi prendre une dimension politique dans des pays opprimés, on se souvient notamment du mur de Berlin.

D’autres grapheurs, cependant, tendent à une démarche réellement artistique, créent des fresques aux couleurs multiples et aux formes compliquées, retraçant sur les murs et les trains une certaine vision du monde qui les entourent. Parmi les artistes actuellement reconnus sur la scène française du graffiti, on peut citer André, la trumac . Le graffiti possède une variété de style, d’écoles, telles que le style New-Yorkais, Européen ou Allemand, plus axé sur un travail de 3D.

Bien que le graffiti puisse être considéré comme un jeu ou un acte narcissique adolescent il peut constituer un art à part entière, le graff authentique, celui de Darco par exemple, ne reproduit que de la calligraphie pure, jamais de personnages, il constitue aussi un des volet de l’art éphémère, partie importante de l’art contemporain, et a été à l’origine du travail de peintres contemporains comme Jean-Michel Basquiat qui n’a jamais fait de graffiti, il faut le savoir ; et Cy Twombly ou encore les artistes du mouvement dit Figuration Libre, ce qui explique que, de plus en plus souvent, le graffiti trouve une place légale et acceptée sur des supports qui lui sont consacrés.

 

Pour avoir plus d’informations sur les horaires des cours de Popping, contactez-nous et n’hésitez pas à consulter notre planning et nos tarifs en ligne.

Centre De Danse Hip Hop TakaMouv